Tournée 2016-2017 
29 novembre 2016

Lieu Unique, scène nationale de Nantes
2 et 3 décembre

Théâtre Nouvelle Génération, centre dramatique national de Lyon
14 au 18 février 2017 

TnBA, centre dramatique national d'Aquitaine, Bordeaux
8 mars 2017 
Le Dôme théâtre, Albertville
10 mars 2017 

Hexagone, scène nationale, Meylan
eng / fr

 

Conception, direction et scénographie Michel Schweizer / 2015

Collaboration artistique - Cécile Broqua
Création lumière - Mael Iger
Conception sonore - Nicolas Barillot
Travail vocal et musical - Dalila Khatir
Conception architecturale - Ateliers MAJCZ Architectes – Martine Arrivet & Jean-Charles Zébo / Nicole Concordet / Duncan Lewis Scape Architecture
Design graphique -  Franck Tallon
Régie générale et construction - Jeff Yvenou


Production 2015 :  La Coma
Coproduction - Le Manège de Reims, scène nationale / La Villette, Paris / Théâtre d’Arles, scène conventionnée pour les nouvelles écritures - Centre départemental de création en résidence - Conseil départemental des Bouches-du-Rhône / Le Carré - Les Colonnes, scène conventionnée Saint-Médard-en-Jalles - Blanquefort / Espaces Pluriels, scène conventionnée danse, Pau / MA scène nationale - Pays de Montbéliard, accueil d'une résidence de création / OARA / Ville de Bordeaux, aide à la création / Adami
Remerciements - Yannick Salt, Erik Sèves, Michel Jacques - Arc en rêve
 
 



Avec
AragoRn Boulanger
Saïd Gharbi
Maxime Guillon-Roi-Sans-Sac
Pascal Quéneau
Michel Schweizer
Abel Zamora
 
À en croire les géologues et les historiens contemporains, la Terre a désormais quitté l’ère géologique de l’Holocène, datant d’il y a près de 10 000 ans pour entrer dans l’Anthropocène, une nouvelle époque au cours de laquelle l’action de l’Homme est devenue la principale force de transformation de l’écosystème terrestre. Trouvant leurs origines dans la révolution industrielle, les traces de notre âge urbain, consumériste, chimique et nucléaire resteraient des milliers voire des millions d’années dans les archives stratigraphiques de la planète. Pour son nouveau projet, Michel Schweizer a initié une démarche visant à mobiliser des forces créatives, danseurs et architectes, afin de réfléchir à la création d’un monument pérenne supportant un signe ou symbole destiné à informer les générations futures de ce legs emblématique d’un irréparable. Finalement, malgré les logiques collectives d’élaboration du savoir, les formes d’intelligence en réseau, l’inlassable incorporation des connaissances, nous demeurons dans l’histoire de notre civilisation à des stades assez primitifs... Primitif est à entendre là comme une absence de dépassement dans nos modes de pensées quand se dispose devant nous l’aberrant spectacle de nos limites concernant la considération du vivant. Ainsi, pour freiner le processus de consommation de la réalité dont la culture est l’un des vecteurs, il convient de trouver des stratégies susceptibles de restaurer une dimension « brute et primitive » à la manifestation du vivant et faire en sorte que l’événement spectaculaire ne puisse pas détourner notre attention de ce qui nous tient dans notre qualité de sujet du monde. Et c’est parce que l’état du réel donne les signes d’une disparition progressive du face à face que cette communauté particulière s’impose à Michel Schweizer par sa capacité vitale à redonner une profondeur bien vivante en contre point de cet édifiant horizon.